L’histoire du dessin de Wonder Woman

L’histoire du dessin de Wonder Woman

Hello les créateurs décomplexés !

J’ai décidé de créer une nouvelle catégorie d’articles

Il était une fois un dessin

Le principe est le suivant : je choisis un de mes dessins et je vous “raconte” son histoire.

Je vous explique comment est née l’idée et ce qui traversait ma vie à ce moment là. Je vous parle de l’état d’esprit dans lequel je me trouvais et je vous indique le matériel et la technique utilisés.

La première histoire sera celle du dessin de Wonder Woman.

En attendant, lisez l’histoire de Linda et vous comprendrez pourquoi j’ai eu cette idée.

Les troncs d’arbres de Linda

Linda est une jeune femme de 22 ans. Elle est passionnée de dessin et vient de se découvrir un talent de peintre.

Linda découvre que deux de ses collègues partagent son goût pour la peinture. Elle décide donc d’apporter, au bureau, un de ses tableaux.

Il s’agit d’une huile, qui représente un sous bois. C’est paysage unique qui sort tout droit de son imagination. La cime des arbres filtre une belle lumière qui forme des taches claires sur le sol.
A perte de vue se dressent les troncs de très grands arbres. Seul leur feuillage, attiré par la lumière, s’élève vers le ciel à la manière des pins parasol.

Linda attend avec impatience de savoir ce que ses collègues pensent de son tableau. En le voyant l’une d’entre elles s’écrie : “oh ! une forêt de phallus”. Tout le bureau éclate de rire à l’exception de Linda qui voit un véritable cauchemar.
Tout ce qu’on retiendra c’est qu’elle a peint une forêt de phallus 🙁

l'histoire des troncs de Linda
dessin

Seul l’artiste connaît les secrets de son oeuvre

La mésaventure de Linda illustre ce qu’une interprétation malheureuse, peut faire comme dégât.

C’est la raison pour laquelle les personnes qui interprétent les tableaux des autres, me tapent sur les nerfs.
Dans le meilleur des cas ils font des suppositions gratuites et des hypothèses sans queue ni tête. Au pire ils font de la psychologie de comptoir.

Personne, excepté l’artiste lui-même, ne devrait avoir le droit d’expliquer ce qu’il y a derrière un tableau. 
D’ailleurs qui mieux que lui peut savoir dans quel état d’esprit il se trouvait lorsqu’il a créé ?
Pensez vous vraiment que quelqu’un d’extérieur connaît l’émotion qui l’a traversé ou dans quelles circonstances son oeuvre est née ?

C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de créer : Il était une fois un dessin.

Vous êtes prêts ?

La combativité du héros

Il était une fois Wonder Woman

Histoire du dessin de Wonder Woman réalisé au BIC

C’est en 2017, le jour de Noël, que je dessine Wonder Woman. C’est l’occasion pour moi de souhaiter, via Instagram, une bonne fin d’année à mes followers . A cette occasion que je customise son costume. Un peu de fourrure blanche par ci par là, des pompons, des gants et un bonnet de Père Noël.

J’ai pris modèle sur celle qui a immortalisé Wonder Woman aux USA, j’ai nommée Linda Carter. Elle m’a fait rêvé quand j’étais môme et je n’ai aucun mal à en faire un portrait ressemblant.
Côté technique, le dessin est entièrement réalisé au BIC et je dois dire que ça m’a pris pas mal de temps. Je n’avais pas de stylo pour la peau, du coup elle reste blanche et l’effet n’est pas super. Je trouve aussi que les ombres du visage sont trop appuyées. A l’époque je ne maîtrise pas encore assez l’appui sur la pointe du Bic.

En revanche j’ai parfaitement réussi à lui donner l’attitude que je souhaitais. C’est une Wonder Woman mi amusée-mi déterminée qui s’apprête à lancer sa boule de neige. On n’arrive pas à déceler si elle joue ou si… regardez comme elle serre le poing !

Dans la peau d’une guerrière

Dans ma page “A propos”, je fais allusion à la situation de harcèlement moral que j’ai subie au travail.
Je ne suis pas une combattante par nature mais une artiste.

Or le harcèlement moral : c’est la guerre ! L’autre veut vous tuer psychiquement.
Il est clair qu’au moment des faits, je ne suis pas équipée. Alors, pour résister, j’endosse (sans vraiment m’en rendre compte) l’armure d’une guerrière.

Vous allez me demander pourquoi elle ? Pourquoi  pas Xéna ou Athéna ? 

Parce que la mission de Wonder Woman c’est de sauver le monde et à l’époque j’étais syndicaliste je m’étais assignée la même mission.

Pendant des années, agissant pourtant contre nature, je combat de toutes mes forces, pour sauver ma peau.

Cette combativité que j’ai épousée par nécessité m’a permis de résister à la frustration, à l’injustice et à toutes les attaques auxquelles j’ai dû faire face.

Le tableau de visualisation

Pour échapper à cette situation professionnelle délétère, je prend un congé individuel de formation.

C’est au cours de cette formation de conseillère en image que je découvre à quel point Wonder Woman s’est insinuée dans ma vie.

Tableau de visualisation
Hommage à la combativité et la détermination

En effet, lors d’un cours de travail dirigé, nous devons faire un tableau de visualisation. Il s’agit de choisir des images inspirantes, des photos ou  des phrases et de les assembler pour faire un tableau. Ainsi vous représentez, vos rêves, vos objectifs et ce que vous voulez de meilleur pour vous. Il ne vous reste plus qu’à l’afficher à un endroit devant lequel vous passez souvent et la magie de la loi de l’attraction se charge du reste.

La consigne : trouver une image qui nous représente et la placer au centre du tableau. 

Je me souviens très bien que ce jour là. En feuilletant les magazines, Delphine qui suit la formation, trouve une photo de Wonder Woman. “Ca t’intéresse ?” me dit-elle les yeux pétillants.
C’est exactement l’image que je cherche. Une belle et grande image de Linda Carter souriante et déterminée. Banco !

Wonder Woman prend toute la place

Je la découpe la photo et je la colle au milieu de la page.
Au moment du débriefing, la prof me fait remarquer que Wonder Woman prend vraiment toute la place. Je m’aperçois en effet, qu’elle “déborde” sur les autres photos, qui du coup sont à moitié cachées.
Je réalise alors, la trop grande importance que prend le combat sur le reste de ma vie. Elle me suggère de trouver une autre photo pour le lendemain.
En attendant, je décolle Wonder Woman, mais quelque chose en moi m’empêche de la jeter. Ca peut vous paraître dingue, mais à ce moment j’ai l’impression de trahir une partie de moi. Pourtant, ce n’est qu’une photo !

Le lendemain je colle une photo qui me représente telle que je suis.

Je n’ai plus besoin de combattre

Au moment où je dessine Wonder Woman, j’ai capitulé et ma rupture conventionnelle prend effet la semaine suivante.

Ce dessin marque la fin de quelque chose et surtout le début d’une autre. Le temps est venu pour moi, de ranger les armes et le costume de super héros.
Je n’ai plus besoin de combattre. 

Ce portrait est aussi un acte de gratitude pour saluer la combativité et la détermination de ce personnage que j’ai endossé pendant la traversée de cette longue guerre. 

La vie c’est comme le dessin,
quand on prend du recul, on y voit plus clair.

J’espère que vous avez apprécié cette histoire hors du commun. Pour ma part j’ai bien aimé vous la raconter.

Partagez SVP vos réflexions dans les commentaires, ça me fera plaisir.

En attendant,

Soyez inspirés et créez sans complexe !

@+Isabelle

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