Retour sur mon défi 100 jours = 100 dessins

Retour sur mon défi 100 jours = 100 dessins

Hello les créateurs décomplexés !

Rappelez vous le 23 novembre 2019 dans mon article de Bienvenue je vous annonçais que j’allais relever un défi pour le lancement de mon blog.

Ce défi, 100 jours = 100 dessins s’accompagnait de quelques règles que j’ai définies :

  • dessiner un objet du quotidien
  • sur le vif
  • au Bic
  • sans utiliser la gomme.

J’ai relevé ce défi et il a pris fin, le 09 mars comme prévu.

100 jours = 100 dessins
Retour sur mon défi, réussir un dessin ne se décrète pas

Ce que j’ai appris du défi

La première des choses à savoir quand on se lance dans un défi, c’est évaluer sérieusement les contraintes que cela implique.

Cette leçon, je l’ai apprise à mes dépens.

En effet, réaliser un dessin par jour, en soi, c’est faisable, mais quant à être satisfaite du résultat c’est une autre affaire. 

Parfois l’inspiration n’a pas été pas au rendez vous et à d’autres moments, sans savoir pourquoi, je n”arrivais pas à dessiner.
Sauf que, défi oblige : il fallait bien produire le dessin du jour. 

Du coup, j’avoue que ça m’a un peu gâché le plaisir. Je me suis mise moi-même dans une situation inconfortable : dessiner “par obligation”.
Même si, dans l’absolu, il n’y avait aucune obligation…, sauf l’engagement que j’avais pris. Et moi je suis comme ça : quand je prends un engagement je m’y tiens.
Donc, il faut bien le dire, le plaisir de dessiner n’a pas été tous les jours au rendez-vous, pas plus que la satisfaction du résultat.

Vous savez, comme moi, que réussir un dessin ne se décrète pas. Or il m’est arrivé à plusieurs reprises de faire un dessin qui ne me plaisait pas trop.
Pourtant il a fallu que j’assume de le publier quand même.
Et ça franchement ça fait mal à l’ego.

Tout ça pour dire que je n’avais pas mesuré toutes ces conséquences.
D’ailleurs, je me demande aujourd’hui, ce qui m’a pris de m’imposer la fréquence, un type de dessin inhabituel pour moi, le tout sans gommer ???!!

C’est fou ce qu’on peut se compliquer la vie inutilement parfois !

En réalité produire un dessin par jour était bien suffisant et m’aurait semblé moins contraignant.
Je me suis demandée pourquoi et je pense avoir trouvé la réponse.
Etant donné que j’ai de grandes facilités pour dessiner, j’ai dû me dire inconsciemment que pour que mon défi “soit digne d’un défi”, il fallait qu’il soit difficile.

100 jours = 100 dessins
Produire un dessin sans gommer

Les bénéfices

Ce défi m’a fait réaliser que j’étais capable de  tout dessiner. Ce qui me ramène à la métaphore sur le vol du bourdon.
Au regard des lois de la physique, un bourdon ne peut pas voler. Or les bourdons l’ignorent et volent depuis la nuit des temps.
Pour nous humains, c’est la même chose, notre pensée consciente nous limite alors que nous sommes des surdoués en puissance.

100 jours 100 dessins
Dessiner grâce au cerveau droit

C’est ce que montre Jacques Fradin dans son livre sur , “l’intelligence du stress”. Nous avons un énorme potentiel que nous n’utilisons pas.

Prise de conscience

J’ai aussi pris conscience qu’il était beaucoup plus facile pour moi de dessiner un sujet auquel j’étais liée émotionnellement. C’est la raison pour laquelle, au début du défi, quand j’ai dessiné des objets pris au hasard, j’ai eu beaucoup de difficultés et pas beaucoup de plaisir
Or, à partir du moment où j’ai choisi des objets qui me rappelaient des souvenirs, ou qui avaient une histoire, je n’ai plus eu de difficultés.

Enfin, cette expérience m’a confirmé ce que je savais déjà : “Je vois à la manière des artistes”.
En revanche j’ai découvert que moins je regarde le sujet que je dessine, plus il est ressemblant.
C’est donc ma vision de l’objet que je reproduis de mémoire et non l’objet qui est devant moi au moment où je le dessine. C’est fou !
Je l’ai vérifié à de nombreuses reprises. Au moment où je retirais l’objet de mon champs de vision c’était plus facile. Il ne me restait plus qu’à terminer le dessin sans le regarder.

Dessiner grâce au cerveau droit

J’ai pris également conscience d’une chose très surprenante. Il arrive que le sujet que je dessine devienne secondaire en ce sens que je ne sais plus vraiment ce que je suis entrain de dessiner. Je sens que mon cerveau a basculé dans un autre mode mental. L’objet n’a plus ni nom, ni utilité : il se résume à des formes. C’est très troublant je l’avoue et je comprends vraiment ce qu’explique Betty Edwards dans son livre “dessiner avec le cerveau droit” dont j’ai fait la chronique.

100 jours = 100 dessins
La perspective m'a posé problème

Sur le plan technique, la perspective m’a causé quelques difficultés. C’est en effet quelque chose que je n’arrive pas à apprendre.
Comme je vous l’ai déjà dit je dessine naturellement sans avoir appris.
Et bien grâce à ce défi, j’ai fait un pas dans la compréhension de la perspective. Ce qui ne veut pas dire que je la dessine “fingers in the nose” mais j’ai beaucoup progressé.

Me voici arrivée au terme de ce bilan.

Je pense me lancer d’autres défis à l’avenir car je trouve qu’ils me font progresser tant dans la compréhension de moi-même que dans la réalisation des dessins. En plus c’est très stimulant et ça m’oblige à sortir du cadre, et de fait de l’élargir.

Partagez vos réflexions dans le champs des commentaires, et en attendant,

Soyez inspirés et créez sans complexe !

@+ Isabelle

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One thought on “Retour sur mon défi 100 jours = 100 dessins

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